LE COURAGE D'ÊTRE SOI
Chers Amis,
J’ai la joie de vous partager à la page "agenda" nos prochains rendez-vous collectifs, qui sont pour moi autant d’invitations au dépouillement intérieur, à la rencontre de soi et à l’incarnation profonde de ce que nous sommes véritablement.
Le dépouillement.
Ce mot peut parfois faire peur.
Il peut évoquer le manque, la privation, le renoncement, comme s'il nous fallait encore nous séparer de quelque chose, abandonner, perdre ou faire des efforts pour devenir enfin « quelqu'un de mieux ».
Et pourtant, le dépouillement dont je parle ici est d'une toute autre nature.
Il ne s'agit pas de nous enlever quelque chose, il s'agit de laisser tomber ce qui n'est pas nous.
Les couches que nous avons accumulées au fil des années :
les croyances que nous avons adoptées, les histoires que nous nous racontons, les rôles que nous avons appris à jouer, les attentes auxquelles nous essayons de répondre, les protections que nous avons construites pour ne plus être blessés.
Les « il faut », les « je dois », les « je devrais » qui finissent par recouvrir peu à peu notre vérité.
Nous avons tellement appris à nous construire que nous avons parfois oublié qu'il n'y avait peut-être rien à construire.
Nous avons appris à chercher, à nous améliorer, à nous corriger,
à nous remplir de savoirs, de méthodes, de réponses.
Le toujours plus !
Plus de compréhension, de contrôle, de développement, de sécurité, de reconnaissance.
Comme si quelque chose en nous était encore incomplet et qu'il nous fallait atteindre un nouvel endroit pour enfin pouvoir être en paix.
Et si c'était l'inverse ?
Et si la paix n'était pas quelque chose à atteindre, mais quelque chose à laisser apparaître ?
Et si la joie n'était pas à fabriquer, mais déjà là, sous toutes ces couches ?
Et si la Lumière n'avait pas besoin que nous devenions quelqu'un d'autre pour pouvoir nous traverser ?
Alors le chemin ne serait plus celui de l'accumulation, il deviendrait celui du dépouillement.
Non pas faire plus, mais enlever.
Non pas chercher davantage, mais écouter plus profondément.
Non pas devenir, mais revenir.
Revenir à ce qui était là avant les conditionnements, les peurs, les stratégies.
Avant cette nécessité de prouver, de convaincre, de contrôler ou d'être reconnu.
Revenir à cet espace intérieur qui n'a rien à défendre.
Là où nous n'avons plus besoin de jouer un rôle, là où nous pouvons déposer les armes.
Là où nous pouvons enfin cesser de nous demander : « Qui dois-je être ? »
Et simplement rencontrer : « Qui suis-je lorsque je ne cherche plus à être quoi que ce soit ? »
Le dépouillement est un acte de vérité.
Il nous demande parfois de regarder avec honnêteté ce que nous continuons à porter alors que cela ne nous appartient plus :
Une peur devenue une habitude, une fidélité à une histoire familiale, une image de nous-mêmes que nous cherchons encore à maintenir, une relation qui nous éloigne de notre vérité, une croyance que nous n'avons jamais
réellement questionnée, un besoin d'être aimé qui nous pousse à nous trahir, une volonté de contrôler la vie pour ne pas avoir à lui faire
confiance...
Et peu à peu, nous découvrons que ce qui nous alourdit n'est pas nécessairement ce que la vie nous demande de traverser.
C'est souvent ce à quoi nous nous accrochons pendant que nous le traversons.
Le dépouillement, c'est alors apprendre à desserrer les mains.
À laisser partir ce qui a terminé son chemin, à ne plus retenir ce qui demande à être libéré.
À accepter de ne pas tout comprendre et à faire de la place.
Car c'est bien de cela qu'il s'agit.
Faire de la place.
De la place pour la Lumière, pour la Paix, pour la Joie, la Sérénité et pour l'Amour.
Non pas comme des états que nous devrions atteindre, mais comme des qualités de notre Être qui peuvent naturellement émerger lorsque nous cessons de les recouvrir.
Il ne s'agit donc pas de nous remplir davantage.
Il s'agit de nous vider de ce qui fait obstacle.
Et cela demande du courage, de la patience et de l'humilité.
Car lorsque nous cessons de nous raconter certaines histoires, nous ne pouvons plus nous cacher derrière elles.
Lorsque nous cessons de contrôler, nous rencontrons notre peur de l'inconnu.
Lorsque nous cessons de chercher à être validés, nous rencontrons notre propre regard.
Lorsque nous cessons de nous définir par ce que nous faisons, nous découvrons ce que nous sommes lorsque nous ne faisons rien.
C'est là que commence, pour moi, une véritable transformation.
Une transformation qui ne consiste pas à devenir une version améliorée de soi-même, mais à se rapprocher suffisamment de soi pour ne plus avoir besoin de se trahir.
Ici, nous parlons de cohérence.
D'une cohérence qui ne se limite pas à ce que nous pensons ou à ce que nous disons, mais qui descend jusque dans notre manière d'habiter notre corps, nos relations, nos choix et notre quotidien.
Une cohérence du cœur.
Nous parlons de Vérité.
D'authenticité.
De fermeté aussi.
Car être dans sa vérité ne signifie pas être dans la dureté.
La fermeté peut être profondément douce lorsqu'elle naît d'un endroit juste.
Dire oui lorsque tout notre être dit oui.
Dire non lorsque quelque chose en nous sait que non.
Cesser de nous abandonner pour ne pas décevoir, cesser de nous diminuer
pour être accepté.
Cesser de nous trahir pour appartenir.
Le dépouillement nous ramène à cette simplicité-là.
Il nous invite à retirer, couche après couche, tout ce que nous avons cru devoir être pour pouvoir enfin habiter pleinement ce que nous sommes.
Et alors quelque chose change.
Nous n'avons plus autant besoin de parler de paix,
Nous commençons à la vivre.
Nous n'avons plus autant besoin de chercher la joie,
Nous commençons à la laisser circuler.
Nous n'avons plus autant besoin de comprendre l'amour,
Nous commençons à l'incarner.
Car il ne s'agit pas de dire.
Il ne s'agit pas de savoir.
Il ne s'agit pas de comprendre.
Il s'agit d'incarner.
Et peut-être est-ce cela, finalement, le véritable chemin intérieur :
non pas ajouter quelque chose à notre Être, mais retirer tout ce qui nous empêche encore de le reconnaître.
Recevez tout ce que Je Suis,
Céline