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Jean-Philippe De Tonnac, écrivain, éditeur, journaliste et conférencier est allé à la rencontre de "guérisseuses" en France, en Suisse et au Canada pour mener à bien son projet d'écriture. Son chemin croisa celui de Céline Herminie. De cette rencontre Jean-Philippe écrira ceci : 

"Céline Herminie est née dans ce creuset où le plomb devient or, la parole un silence qui nimbe le vol des anges. Elle l’a extrait de ces subtils alliages et l’expérimente à travers ses ateliers, l’enrichissant de ces expériences destinées à se multiplier à Paris, en Province et partout où on l’appellera. L’expérience est singulière, abyssale, difficilement traduisible en des mots dont, volontairement, elle se dépouille »

 

Argumentaire :

Je suis allé à la rencontre de guérisseuses en France, en Suisse et au Canada. Guérisseuses ? Des femmes qui prennent en charge les maux qui ne trouvent plus aucune écoute, qui prennent indistinctement soin du corps et de l’âme, qui soignent à partir de dons. Vous pouvez les appeler énergéticiennes, magnétiseuses, naturopathes, médiums, écothérapeutes, chercheuses en mémoire cellulaire, chamanes, gardiennes des eaux, adeptes du tantra, etc. Elles sont pour notre temps celles que les pouvoirs temporels et religieux ont autrefois malmenées, persécutées avant de les faire disparaître par le feu. A chacune j’ai demandé de me dire la manière dont elle était devenue guérisseuse, les dons à partir desquels elle parvenait à enclencher chez ses patients un processus de guérison. Pour connaître leur art, j’ai reçu de leur part un soin, parfois plusieurs. C’est la notion de « maladie » et de « guérison » qu’interroge ce voyage entrepris un jour après être allé voir une médium qui m’envoya libérer l’âme de ma mère auprès d’un prêtre exorciste.

Adolescent, en écoutant les garçons parler des filles, en questionnant plus tard la condition des femmes partout dans ce monde, j’ai souvent eu honte d’être un homme. Me diriger vers ces femmes qui, parce qu’elles se sont relevées de leurs blessures, peuvent venir au secours de leurs semblables, porter assistance à humanité en danger, était pour moi comme entreprendre mon chemin de guérison. Elles incarnent la puissance du féminin dont nous avons, hommes et femmes, si terriblement peur ; une peur qui a justifié qu’on discrédite longtemps leur art né de l’expérience et de l’élan d’apaiser. Elles représentent l’accès à ce monde que nous avons perdu.

 

"Le cercle des guérisseuses" Parution : 18 MARS 2019

Guy Tredaniel éditeur 

 

 


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